Les principes fondamentaux de l’homéopathie

Tout se résume dans la loi des semblables:
« Toute substance
– capable expérimentalement de provoquer chez un individu sain une série de symptômes
– est susceptible cliniquement de guérir un individu malade présentant la même série de symptômes »

Voici donc la liste de ces principes inaliénables au risque de sortir du champ d’application de cette médecine.
Rigueur donc avant tout et rejet de la spéculation comme souhaité par Hahnemann!

  1. La similitude entre 2 symptomatologies.
    Celle d’un médicament et celle d’un patient.
    Le principe de similitude existe en médecine depuis Hippocrate. Hahnemann (créateur de l’homéopathie) ajoute à cette similitude cette notion de symptomatologie.
    Découlent de ce point 1 les points 2 (symptomatologie du médicament), 3 (symptomatologie du patient) et 4 (médicament unique)
  2. L’individualisation du médicament.
    Pour ce faire chaque médicament a été et/ou est testé en double aveugle sur des personnes en bonne santé.
    Le protocole est strict: un lot reçoit le médicament, l’autre reçoit un placebo. Personne ne sait quel est le médicament donné ni à quelle dilution et bien sur personne ne connait à quel lot il appartient.
    On appelle cela une expérimentation, une pathogénésie ou prooving en anglais.
    Les symptômes provoqués sont listés et/ou classés pour former ainsi ce qu’on appelle la matière médicale du médicament.
    Oscillococcinum, n’en déplaise à beaucoup de personnes convaincues par l’homéopathie, sort immédiatement des principes même de l’homéopathie car ne possédant aucune expérimentation digne de ce nom.
    Je fais partie des homéopathes qui militent pour que des expérimentations soient produites sur Oscillococcinum afin de comprendre et rendre rigoureux les résultats indéniables obtenus en pratique sur de nombreux patients.
    En effet comment pour l’instant comparer sérieusement une liste hypothétique de symptômes à celle d’un patient?
  3. individualisation du patient.
    Lors d’un entretien le plus complet possible et associé quoiqu’il arrive à un examen physique , il est établi une liste de symptômes qui individualise le patient.
    Cette liste lui est propre et le représente dans son entièreté.
    On retiendra particulièrement les symptômes « les plus frappants, les plus originaux, les plus inusités, les plus personnels » (paragraphe 153 de l’Organon)

    Un ouvrier en bâtiment se tapant le bout du doigt avec un marteau et ayant une douleur qui le lance jusqu’au coude (frappant, original, personnel) aura tout intérêt à prendre autre chose qu’Arnica qui ne couvre que la suite de traumatisme.
    Si on individualise ce patient en prenant tous ses symptômes Hypericum sera prescrit et aura plus de chances de soulager ce pauvre monsieur.
  4. la prescription d’un médicament unique…..
    En effet il est bien écrit « toute substance » au singulier et on compare bien 2 symptomatologies:
    – celle du patient en face de celle d’un médicament.
    – pas celle du patient en face de bouts de symptomatologies de plusieurs médicaments.

    Considérant également l’unicité de la maladie (voire l’article « notion de santé et de maladie en homéopathie »), il parait logique de ne donner qu’un seul et unique médicament.
    Le pluralisme et le complexisme sortent du champ d’application de l’homéopathie car le but est alors de prescrire plusieurs médicaments prenant chacun en charge un ou plusieurs symptômes isolés du patient.
    Celui-ci se voit traité partie par partie et non dans sa totalité symptomatique.
    Il faut tout de même y reconnaitre une certaine efficacité lorsque la liste de médicaments est restreinte et finement choisie.
  5. … dilué et dynamisé
    Hahnemann a prévenu en son temps de ne pas prescrire de doses trop proches de la teinture mère pour:
    – éviter toute toxicité (Arsenic Album: c’est de l’arsenic, poison mortel!)
    – avoir une efficacité
    A chaque dilution, le médicament est dynamisé (secoué). Voire article « signification des CH, K et LM ».
    De façon empirique Hahnemann a découvert lors de la fabrication de ses premiers médicaments à travers le processus de dynamisation une efficacité accrue.
    Les DH (diluées 10 fois) ou les 1, 2, 3, 4 CH (diluées 100, 200, 300, 400 fois) n’ont aucun intérêt en homéopathie car soit trop peu diluées soit trop peu dynamisées, elles sont sont présentes dans les complexes.

    Cela parait rigide mais cela donne aussi une autre vision de l’homéopathie, vision qui m’est chère et m’a été apprise au CLH : elle se veut méthodique et rigoureuse depuis qu’on été posées ses bases par Hahnemann lui même c’est à dire depuis 250 ans!
    On essaie malheureusement de nous faire croire le contraire.
    Certaines pratiques de l’homéopathie alimentent cette vision non sérieuse de cette médecine, souvent sans en avoir ni conscience ni la volonté de le faire mais toujours par méconnaissance de ces principes fondamentaux.

3 commentaires sur « Les principes fondamentaux de l’homéopathie »

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